PLATEFORME « EQUILIBRE »

EQUILIBRE ou EQUI-LIBRE

Equilibre (du latin aequilibrium, de aequus « égal » et libra « balance, poids ») est le concept qui décrit les situations où les « forces » en présence sont égales, ou telles qu’aucune ne surpasse les autres. C’est une notion qui est utilisée dans de nombreux domaines. Ici, il s’agit de notre société dans tout ce qui la compose et la régie.

EQUI-LIBRE est la somme des convictions et de vision de citoyens qui sont convaincus que l’espace public doit avoir une posture meilleure que celle que nous connaissons actuellement et qui ne ressemble guère au legs de nos aïeuls.

EQUI-LIBRE se veut de porter le plaidoyer pour sauvegarder les valeurs intrinsèques socioculturelles que nous ont transmis nos vaillants prédécesseurs.

EQUI-LIBRE est une plateforme d’écoute et d’échange pour revivifier et promouvoir les acquis socioculturels et politique de notre pays. Il regroupe des hommes et des femmes intègres, pétris de valeurs morales. Aussi, il est disponible pour réaliser les objectifs pour un Sénégal qui nous ressemble et nous rassemble.

EQUI-LIBRE est une structure qui se veut équidistant des partis politiques et des mouvements citoyens partisans et toutes structures dont l’objectif est de briguer un mandat électif.

EQUI-LIBRE se positionne comme un modérateur du débat et de l’espace public. Conciliateur des acteurs politiques et de la société en générale, EQUI-LIBRE fait de l’« aequus » (égal) et de « Libra » (la balance) c’est-à-dire l’équidistance et l’impartialité un concept sacerdotal. Comme une sentinelle, il veille aux dérapages et aux attitudes pouvant porter atteinte aux bonnes habitudes, aux comportements qui faisaient des sénégalais des êtres exemplaires sur lesquels on prenait référence.

EQUI-LIBRE compte apporter sa contribution à la recherche de solution pour un Sénégal en phase avec ses us, pour un environnement qui nous ressemble mais aussi réconcilier le citoyen avec son administration.

Ses membres ne sont d’aucun parti politique ou de mouvement citoyen politisé. Ils ne peuvent prétendre à un poste électif ou politique. Ils sont issus de toutes les couches sociales et professionnelles et disposent d’expériences certaines dans plusieurs domaines de la vie. Ils sont caractérisés par l’intégrité, le sens de l’écoute, la capacité d’endurance, la pondération et l’impartialité. Ils n’hésiteront point à souligner le positif et le vulgariser mais ne ménageront guère leurs efforts pour corriger le négatif pour le rendre positif selon des méthodes prises dans la profondeur de nos essences socioculturelles.

EQUI-LIBRE fait du diptyque ; objectivité – éthique son leitmotiv. Servir le pays et la nation avec désintéressement est un sacerdoce pour ses membres.

CONTEXTE

Au moment où le pays fait face à une crise de valeur sans précédent. Au moment où la violence sous toutes ses formes et en lieux divers caractérise le quotidien des sénégalais. Au moment où l’autorité est vue comme un « auto-rusé ». Au moment où les autorités spirituelles comme temporelles interpellent le commun des individus, force est de reconnaître que le moment nous impose d’agir.
« Agir, certes ! Mais agir comment ? quand ? et où ? »

Les fonctionnaires qui jadis, étaient fiers et jaloux de leurs valeurs de neutralité, de désintéressement et soucieux de l’intérêt général, sont désormais contraints d’adopter une posture, à la limite partisane et non moins politicienne, qui est la seule permettant d’accéder ou de conserver des postes de responsabilité. Au même moment, ceux qui refusent d’adopter un tel comportement, sont malgré leur compétence et leur probité, marginalisés et perdent de ce fait, toute motivation indispensable à la bonne marche du service public. La politique politicienne et les intérêts privés, ont désormais pris le dessus sur les intérêts supérieurs de la nation. Cela se traduit au niveau des postes de responsabilité qui sont parfois l’apanage des laudateurs ou autres opportunistes dont le profil est tout simplement le compagnonnage.

SUR LE PLAN POLITIQUE :

Ces politiciens (hommes et femmes politiques) sénégalais dans une grande majorité nous ont habitués à de comportements qui laissent à désirer. Si ce ne sont pas des niaiseries, ce sont des invectives ou des actes qui rabaissent ou rapprochent l’homme de son état animal. Il est de notoriété publique d’entendre dire : « pour bien faire de la politique, il faut savoir mentir ou avoir une attitude de despote ». Ce qui est, du reste, vérifiable au quotidien. Des comportements qui ne ressemblent en rien de ce que nous connaissions de nos pères aux vertus visibles et lisibles par tous.

Ces politiciens, à la recherche de strapontin et de statuts meilleurs, oublient les raisons (s’ils en existaient) pour lesquelles les sénégalais avaient voté pour eux. Parfois avide de solutions pour leur propre souci. Faudrait-il se demander s’ils en auraient pour leur semblable. La démagogie, l’égoïsme et l’opportunisme paraissent s’établir en règles intrinsèques de la politique qui, du reste, est travestie de son sublime et de sa substance sacerdotale : l’art de conduire la cité.

La décadence de notre société est certes la responsabilité d’une même classe politique (des faiseurs de roi, des accompagnateurs de roi, des tombeurs de roi) qui nous dirige depuis des décennies, mais c’est aussi et surtout notre responsabilité d’avoir toujours laissé faire.

Dans un pays à majorité écrasante de croyants, où il est rare de voir une personne sans guide religieux, il est étonnant de constater des comportements qui ne reflètent ni la foi, encore moins un quelconque critère de celle-ci, s’ils ne laissent à désirer. Là où la pertinence, l’éloquence, la sérénité, la hauteur et le dépassement de soi sont absents, force est de reconnaître que seules la médiocrité, la violence et la bassesse demeureront.

SUR LE PLAN SOCIAL

La dislocation et la rupture de la famille ont chamboulé la vie sociale au Sénégal. Cela a beaucoup contribué à la rupture de la sauvegarde et de la transmission des valeurs à la progéniture. Certains parents étreints par le quotidien et la survie, ne consacrent pas assez de temps nécessaires pour l’éducation de leurs enfants. Ces derniers, laissés pour compte, ne disposent d’aucune expérience de la vie. Ainsi, ils consomment, malgré eux, tout ce qui est mis à leur disposition par les réseaux sociaux et que sais-je encore.

Cette situation nous exige de la clamer fort avec éloquence, pertinence et sérénité. Notre abstention, si elle n’est pas complice, ne contribue pas à l’amélioration de la situation. Notre silence, même si elle n’est pas coupable, contribue à la dégradation de la situation. Au rendez-vous de la postérité, notre position passive courbera l’échine si nous ne prenons garde.

Comment donner ce que l’on n’a pas ? Comment transmettre un savoir, une connaissance qu’on n’a pas acquise ? Comment ? Comment? Comment ?

Ces valeurs comme « teggin, jommbu, russ, kersa, mandu, ragal, sammu, dall, teey, jaboote, etc. » n’existent plus chez la majeure partie des segments de la famille.

Que dire des rôles dévalués, ou usurpés pour ce qui reste des membres de la famille à savoir le père, la mère, l’oncle, les tantes maternelles « doomu ndey » et paternelle « doomu bajjan ». Que deviennent le rôle du frère de la mère (nijaay), la sœur du père (bajjan), etc.

La culture du voisinage vie ses moments les plus difficiles et entame son statut alors considéré comme élément de recours et de stabilité.

L’éducation, qui était l’affaire de tous, est réduite aux seuls papa et maman si ce n’est pas un tiers qui pourrait être d’une culture autre (le portable ou la télévision). L’éducation religieuse est quasi-inexistante dans la famille. Que dire de la solidarité pudique qui a laissée sa place à celle publique pour ne pas dire ostentatoire.

La société sénégalaise n’est pas encore en crise mais est sur la voie. Les symptômes sont saillants, donc visibles. Il appartient à chacun de nous d’en faire sien. Il ne subviendra point de solution miracle ou de bâton magique. S’il en existait ce serait toi, moi et l’autre, donc nous-mêmes.

Toutefois, la plus grave crise qui frapperait notre société serait une crise morale. Nos valeurs cardinales de dignité, d’honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au détriment du reniement, du non-respect de la parole donnée et de l’engagement, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés non seulement par le citoyen lambda mais plus grave par les plus hautes autorités et ce, au vu et au su de tout le monde. C’est toi et c’est moi qui sommes responsables pas l’autre. Il faut vraiment AGIR.

SUR LE PLAN CULTUREL

Notre cher Sénégal a la chance d’avoir des personnalités religieuses qui nous ont tout enseigné. Ils nous ont donné tous les arcans d’une bonnes éducation pour un bien être dans ce monde, dans la vie intermédiaires et dans l’au-delà. Ils nous ont transmis les valeurs socioculturelles et religieuses qui feraient de nous des êtres respectables, capables de tenir ce monde en faisant face aux fléaux et aléas. Ces instruments et valeurs sauvegardés par nos aïeuls et à nous transmis, sont minimisés ou échangés à d’autres qui ne nous ressemblent guère et ne nous vont point. Le clown, même en dehors du cirque l’est toujours. Néanmoins, la personne qui le porte demeurera avec sa personnalité.

Ce diagnostic loin d’être exhaustif, n’est qu’un étincèle qui enflammera les consciences des sénégalais dont vous qui êtes ici présents pour que chacun puisse dire : « c’est ma faute ». Donc une prise de conscience responsable s’impose.
Aujourd’hui, il faut reconnaître qu’il soit rare de suivre un débat politique à la télévision, à la radio sans être dépité.

Ni le ton, ni le verbe, ni le gestuel, ni le comportement sur le plateau ne prêtent à avoir une considération pour les débateurs. Ceux qui dirigent les débats ne sont pas mieux lotis. Ils sont toujours à la recherche du sensationnel à la place du sensé et de la solution. Que dire de Feu Malick Gueye, Sada Kane, Ibrahima Ndiaye, Elisabeth Diouf et j’en passe. Leur mise, leur dicton, leur correction sur un plateau, leur gestuel mesuré, leur prestance forcés le respect et imposé l’attention et l’écoute. Le dans la chose donnée et la sérénité dans le recevoir constituées une communion entre l’informateur et l’informé.

L’Etat par son chef fait ce qu’il a à faire selon le niveau où il se trouve et de la manière la plus légale par le biais du gouvernement. Jamais ce dernier ne résoudra tous les problèmes des sénégalais ou répondra entièrement à leurs aspirations. Tant qu’il y aura vie, les besoins et les aspirations existeront alors que l’espérance de vie est courte pour répondre à tout. Un président succédera toujours à un autre jusqu’à la fin du monde.

L’opposition est dans son rôle. Seulement il serait bon que ce rôle soit bâti sur des valeurs culturelles et sociales à l’image de nos figures religieuses qui, durant la colonisation se sont toujours opposés aux colons dans le cadre de ces valeurs. Cela a produit, jusqu’à nos jours, la stabilité du pays. S’opposer ne signifie point tout rejeter ou ne pas reconnaître les réalisations. S’opposer c’est contre-proposer dignement en respectant les autres et les règles.

L’opposition doit être celle constructive pour un développement du Sénégal et l’épanouissement des sénégalais à défaut d’éveiller les consciences.

Que l’Etat, le gouvernement, l’opposition et le citoyen, chacun en ce qui le concerne fait une introspection objective en tenant compte des réalités et des possibilités réelles pour voir jusqu’à quel niveau de dépassement il est prêt.
Même si les institutions demeurent, que l’Etat soit une continuité, n’oublions guère la vie est trop courte pour se permettre certains comportements qui seront comptabilisés un Jour de Vérité.

EQUILIBRE est pour la vulgarisation et la promotion des acquis. Il fait un plaidoyer pour assainir le discours public. Il invite à un comportement responsable et en appelle à tous les responsables politiques mais aussi à tous les sénégalais.

OBJECTIF

Son objectif entre autres est de contribuer à la moralisation du discours et des débats publics ;
• De participer à la pacification de l’espace public dont le seuil est atteint par des comportements qui laissent à désirer ;
• De porter efficacement le plaidoyer pour une culture de la bonne parole, du respect à la différence, de la dignité dans l’adversité et surtout de la hauteur dans la recherche de solution ;
• De proposer des solutions aux populations et à l’administration pour une amélioration de leur condition de vie et de leur être ;
• De porter le débat sur les carences et manquements pour trouver une réponse adéquate.

MOYENS

Ces moyens sont ceux connus par nos sages. Ce sont les hommes et femmes qui composent la structure. L’Homme et ses qualités. La sagesse et l’exemplarité des faits. Les rencontres, les causeries, les forums, les communications, les séminaires et bien d’autres approches qui sont basées sur nos réalités socioculturelles.

CONCLUSION

Depuis les temps immémoriaux, jamais il n’a été une œuvre humaine réussi à cent pour cent comme pour dire qu’une œuvre n’est jamais parfaite. Nous en sommes conscients. Ce qui fait la pertinence de cette œuvre c’est l’abnégation pour relever le défi. Notre pays a besoin, aujourd’hui plus que jamais de ressusciter les bonnes pratiques que nous ont léguées nos sages d’hier et que nous devons sauvegarder à défaut de les améliorer pour pouvoir les transmettre à la génération future. Si nous voulons, nous pourrons. Les mines d’or, de pétrole, de gaz ont toujours existé au Sénégal, c’est seulement lorsque nous voulons les exploiter que trouverons les moyens de les exploiter. Dieu Fasse que cette volonté nous habiter et demeurer sincère en nous pour le résultat escompté jaillisse.

A bon entendeur merci.

Laisser un commentaire